Robert Hooke – Portrait

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Robert Hooke, né le à Freshwater (Île de Wight) (en), mort le à Londres, est l'un des plus grands scientifiques expérimentaux du 17e siècle et l'une des figures clés de la révolution scientifique de l'époque moderne.

Fils du révérend John Hooke (1648), curé de la paroisse de Freshwater, et de Cecily Gyles (1665), il est le dernier de quatre enfants.

En 1653, Hooke étudie au Wadham College de l'université d'Oxford, pendant le Protectorat ; il y rencontre Thomas Willis et Robert Boyle, dont il devient l'assistant. Il devient membre d'un groupe dense de fervents royalistes dirigés par John Wilkins, l'« Invisible College » (ou « collège philosophique »), qui va donner naissance en 1660 à la Royal Society.

pompe_a_air_de_hookeLa pompe à air de Robert HOOKE

En 1658-1659, sur demande de Robert Boyle, il a construit la première pompe à air (sur la base des esquisses d'Otto von Guericke et des travaux de Ralph Greatorex (en)), qui va permettre à Boyle de définir la première loi sur les gaz (la Loi de Boyle-Mariotte) en 1662.

En 1660, il étudie les irisations produites par la lumière blanche sur les lames minces, telles les bulles de savon, les minces couches d'huile, les anneaux de couleur engendrés par le contact d'une lentille convexe et d'un plan, ainsi que la décomposition d'un rayon lumineux au travers d'un prisme. Pour expliquer ces phénomènes, et compte tenu de la forme répétitive de ces figures, il est l'auteur d'une des premières théories ondulatoires de la lumière, qui lui vaut sa première confrontation avec Isaac Newton, en mettant en échec ses conclusions, et sa théorie corpusculaire de la lumière. Dans la même année, il découvre la loi de Hooke d'élasticité, qui décrit la variation linéaire de tension avec l'extension

En septembre 1665, il publie son livre, Micrographia, qui contient de nombreuses observations réalisées à l'aide de microscopes et de télescopes.

En 1665, il est nommé professeur de géométrie au Gresham College, dans la même année, il invente le premier téléphone à ficelle. Il s'agissait d'un système non électrique reliant deux dispositifs acoustiques avec un fil tendu entre les deux. Il indiquera dans Micrographia : « en employant un fil tendu, j'ai pu transmettre instantanément le son à une grande distance et avec une vitesse sinon aussi rapide que celle de la lumière, du moins incomparablement plus grande que celle du son dans l'air ».

anemometre

Anémomètre

En 1667, il a construit un anémomètre pour mesurer la vitesse du vent. Il redécouvre ainsi un instrument qui avait été créé deux cents ans plus tôt par Leon Battista Alberti.

Il est également l'inventeur de l'escalier en colimaçon.

escalier_en_colimacon

 

En 1965, quand Newton publie ses travaux sur la loi du carré inverse, Hooke semblait incapable de démontrer mathématiquement sa conjecture. Cette prétention engendrera une amère dispute avec Newton qui éliminera toutes références à Hooke dans son œuvre maitresse, les Principia. Hooke lui reprochera de s'être inspiré de ses travaux, sans le citer, pour sa découverte de la loi de l'attraction universelle.

Il n'y a, à ce jour, aucun portrait authentifié de Robert Hooke, et ceci est souvent attribué à la relation conflictuelle qu'il entretenait avec Isaac Newton. À l'époque de Hooke, la Royal Society se réunissait au Gresham College, mais quelques mois après la mort de Hooke en 1703, Newton est devenu le président de la société et le lieu de réunion a été déplacé. Lorsque le déménagement a été finalisé quelques années plus tard, en 1710, à Crane Court, le portrait de Hooke, à la Royal Society, avait disparu, et n'a, aujourd'hui, toujours pas été retrouvé. Newton avait alors supervisé le déménagement, et on suppose que le portrait a disparu pendant cette période d'incertitude.

Robert Hooke meurt le au Gresham College à Londres et son corps est inhumé à l'église St Helen's Bishopsgate à Londres. L'emplacement de sa tombe est inconnu. Il existait dans cette église un vitrail commémoratif, mais il a été détruit le quand l'Armée républicaine irlandaise provisoire a fait exploser une bombe dans le quartier de Bishopsgate. Une plaque commémorative, dite « blue plaque », est apposée près de l'angle sud-ouest de l'église St Helen.

En 2003, pour le tricentenaire de sa mort, un mémorial est érigé sur le mur de la crypte de la cathédrale Saint-Paul de Londres, à côté de la tombe de « son ami et collègue, Sir Christopher Wren ». Une citation de Micrographia entoure complètement le mémorial.

Source: wikipedia

 

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